07.05.2011
Quotas de binationaux en foot : et en Suisse ?
Quand la France débat sur un problème qui n'en est pas un puisque les Bleus représentent le choix numéro 1 des binationaux, la Suisse ferait bien de s'intéresser au problème. En tentant de trouver de bonnes solutions.
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29.06.2010
La vidéo dans le football : Par pitié... NON

Depuis dimanche passé, qui discute Coupe du Monde en vient à discuter arbitrage et, par conséquent, à réclamer la vidéo. Reste que personne ou presque n'est aujourd'hui capable d'avancer des arguments qui conviennent avec ce qu'est le football aujourd'hui. Voilà donc pourquoi la vidéo n'a pas sa place dans le football.
19:31 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : football, arbitrage, vidéo
02.04.2009
Objectif rempli, sans plus
Deux matchs, six points. Soit ce qui était demandé à la bande d'Hitzfeld. Sur le papier, donc, rien à reprocher à cette équipe de Suisse. Deux victoires deux buts à zéro. Quatre buts marqués et aucun encaissé. De quoi faire rêver les adeptes du "pour gagner, il suffit d''encaisser un but de moins que l'autre". Seul petit reproche à faire donc au vu des statistiques, le goal-average aurait pu être alourdi étant donné que c'est ce qui fera foi en cas d'égalité. La Grèce étant meilleure que nous sur ce point, on peut donc se dire d'ores et déjà que le 5 septembre aura lieu la véritable finale du groupe à Bâle entre les deux leaders actuels. Heureux alors ? Bien compliqué de se prononcer.
Parce que, en effet, peut-être que la Nati a rempli son contrat en remportant sa double confrontation contre la Moldavie mais que dire sur le plan du jeu. Alors oui, l'entame de la rencontre avait de quoi redonner un mince sourire aux plus sceptiques. Moi y compris donc. Mais que de défaillances techniques. Autant on avait bien pris le match en main, autant on a perdu un bon nombre de ballons durant ces vingt minutes. Quelques actions, sur coups de pied arrêtés essentiellement, pressentait bel et bien un tout autre match que celui du côté de Chisinau. Mais encore, et comme d'habitude, un manque de précision, et peut-être même un peu de chance, flagrant nous empêchait de mener à la marque. Heureusement, lors de cette vingtième minute, Blaise Nkufo, pour changer, d'une jolie déviation, nous permettait de souffler un peu et peut-être d'éviter un nouveau traquenard à domicile. Bref, ces vingt premières minutes étaient conclues de bonne manière.
Et ensuite ? Un faux rythme durant près de septante minutes. Quelques opportunités mal maîtrisées une fois de plus, un pénalty qui aurait pu être sifflé, un but de Frei et un sauvetage miraculeux de Senderos sur sa ligne. Et pis c'est tout... Parce qu'il y avait peut-être une bonne ambiance hier soir (je précise être resté devant ma télé), mais sur le terrain, quel ennui ! C'est quand même dingue de ne pas vouloir prendre réellement le jeu à son actif et mettre deux ou trois buts en plus contre une équipe aussi faible que la Moldavie. Une fois le second but marqué, plus d'envie, plus d'emprise sur la rencontre, même plus le ballon dans les pieds. Avait-on vraiment dit aux joueurs que la différence de but pourrait s'avérer décisive au final ? A en douter... En tout cas, la prestation d'hier soir n'est pas là pour nous réjouir. J'avoue avoir très peur avec de tels joueurs face à la Grèce en septembre prochain. Bien que ce soit dans plus de cinq mois....
Et pour ne rien arranger, Lichtsteiner ne sera pas là pour un carton jaune sévère mais malheureusement plutôt juste. D'ailleurs, je commence vraiment à en avoir marre de tous les commentaires en direct ou non incriminant l'arbitrage. Depuis l'Euro, c'est ainsi. Quand on n'y arrive pas, c'est forcément l'arbitre. Commençons déjà à être bon et après on ira parler de l'arbitre. Mais ça reste un tout autre combat. Revenons à Lichtsteiner qui, une nouvelle fois, a formé une paire excellente et prometteuse avec le jeune Padalino que je vois quelques fois et la Sampdoria et qui est vraiment intéressant. Si, selon moi, ça ne vaut pas encore un Behrami dans le réel apport au niveau du jeu, Pada' offre une garantie en cas de forfait de Behrami, comme cette semaine. Et ça, c'est la vraie satisfaction de cette double confrontation : on a un côté droit enfin de niveau européen. Je vois quelques sélections nous entourant pouvant bien nous envier sur ce point-là. Le défenseur et le milieu défendent et attaquent ensemble, ils ont envie, donnent tout. Et ils sont jeunes en plus. Reste maintenant à trouver un vrai bon remplaçant à Lichtsteiner pour le match contre la Grèce. En cas de retour prématuré de Behrami, Gottmar n'aura pas à chercher bien loin et pourra mettre le joueur de West Ham au poste de latéral droit auquel il a évolué quelques fois sous l'ère Kuhn avec, bien évidemment, un Padalino maintenu devant lui. Sinon, Degen, qui est en cristal depuis son arrivée à Liverpool, Nef peut-être qui avait joué contre Chypre en août à ce poste ou encore un M21 comme Gaetano Berardi qui est titulaire à Brescia, en Serie B italienne. Mais j'ai bien peur que Hitzfeld nous sorte le pauvre Reto Zanni toujours à la limite à Bâle. Avec Magnin à gauche et Zanni à droite, être rassuré serait mission impossible.
Pour la seconde fois en quelques jours, j'aimerais également souligner la performance de Benaglio. Il n'a peut-être pas eu énormément de choses à faire. Mais ce qu'il a du faire, il l'a bien fait. Ainsi, une sortie forte d'autorité et un bel arrêt sur coup franc feront de son match un bon match. Je pense qu'on a désormais un vrai numéro un pour plusieurs années. Son Euro n'était peut-être pas superbe notamment à cause de son inexpérience. Mais, dorénavant, en vue de la Coupe du Monde, on peut se rassurer étant donné qu'il commence à enchaîner les bons matchs tant en club qu'en sélection. Derrière lui, Wolfi et Leoni étaient convoqués pour la double confrontation. Deux joueurs que je renverrais au placard. Wolfli est un peu le successeur de Zuberbühler pouvant faire de très bonnes performances tout en commettant d'invraisemblables bourdes. Leoni, lui, est plutôt régulier avec Zürich bien que n'étant jamais transcendant. C'est pourquoi j'appelle à la sélection de Yann Sommer, le gardien de Bâle, sans qui le FCB aurait été déjà largué en 2009 en championnat. Ce garçon est tellement talentueux qu'on peut, à mon avis, déjà lui faire goûter à la sélection. A voir...
Passons maintenant aux points un peu plus fâcheux de ce que nous montre cette Nati. A commencer par la défense excepté évidemment Lichtsteiner. J'aimerais parler tout d'abord de Grichting. En début de stage, on nous l'a qualifié de nouveau pilier de la défense suisse. Ayant de la peine à vraiment m'exprimer sur ce point, j'ai laissé faire pour les deux rencontres en suivant attentivement sa prestation. Et comment pourrait-on qualifier sa performance ? Désolant est le mot le plus significatif à mon goût. Pauvre techniquement, à cheval sur le placement, lent, limite dans les duels. Et oui, c'est bien du "pilier" de notre défense dont on parle. Il est sûrement bien gentil le valaisan mais on ne peut pas se permettre de miser sur un tel joueur pour tenir notre défense. En équipe de Suisse, le banc, comme sous l'égide de Köbi, reste sa meilleure place selon moi. Senderos, pareil. De quoi faire craindre tout téléspectateur lorsqu'il est sollicité. Rendez-vous compte, notre défense nous fait peur contre la Moldavie ! Qu'est-ce que ce sera contre Grèce ou Israël alors ? Non, rendez-nous Müller, réalignez Djourou, rappelez pourquoi pas Eggimann. Mais épargnez-nous Grichting et Senderos pour les matchs décisifs ! Il est à mon avis venu le moment pour faire totalement confiance à Djourou qui lui est tout le contraire ou presque de Grichting. Techniquement intéressant, il gagne ses duels, son placement est généralement correct mais surtout, et c'est là le gros problème de nos défenseurs, il est moins enclin à faire une bourde. Pour ce qui est de Magnin, étant donné que j'en ai déjà parlé samedi, j'en dirai moins. Mais pas de quoi le féliciter pour le match d'hier. En effet, ayant observé le joueur durant quelques minutes en début de match, j'ai juste rapidement constaté qu'il avait perdu pas moins de cinq ou six ballons consécutivement. Soit durant la meilleure période qu'a connue la Nati. Impressionnant quand même. Par ailleurs, ses centres n'ont jamais été précis, défensivement, égal à lui même : lourd et toujours à la limite. Spycher, reviens-vite.
Sinon, bien qu'on ait senti un léger mieux chez Inler et Barnetta, on est loin de pouvoir s'avérer satisfait de leur performance. L'apport de Barnetta fut clairement néant bien qu'il ait tenté d'être actif et Inler a encore perdu un grand nombre de ballons. Mais ça reste, pour l'instant, des joueurs indiscutables, pour Inler surtout. Mais il y avait un autre point sur lequel je voulais absolument revenir après avoir vu le match d'hier soir : on manque d'un vrai numéro 9 ! A mon avis, il n'est pas nécessaire de se lancer à la recherche d'un joueur ayant cette capacité de finisseur ou de renard des surfaces puisqu'il est présent dans notre groupe. Je parle là logiquement d'Alexander Frei. Cependant, je ne sais pas si c'est une instruction d'Hitzfeld, il s'obstine à décrocher énormément. Une caractéristique qu'on n'observait pas chez lui à l'époque de Rennes. En France, il s'agissait d'un réel buteur, un 9 donc. Et c'est ce qui rapportait énormément de buts à la Nati même s'il ne faut pas oublier de rappeler que, à l'époque, il y avait un grand Yakin derrière lui. Mais ce n'est pas une raison de reculer ainsi. Depuis deux ou trois ans, le Frei qu'on connaissait s'est transformé en un Frei neuf et demi, plus technique et moins décisif. Jamais auparavant on ne le voyait par exemple tirer des coups de pied arrêtés, ce qu'il fait aujourd'hui. C'est extrêmement dommage d'autant plus que Blaise Nkufo, son partenaire en pointe, présente un profil plus ou moins similaire au sien. Lorsqu'il évoluait au côté de Streller, il était bien compréhensible de voir Alex décrocher mais aujourd'hui je n'arrive pas à saisir l'utilité. Surtout qu'il n'a pas perdu ses qualités de buteur. Il sent le jeu et ça se voit bien comme sur le premier but samedi ou le deuxième hier. Qui était à la finition ? Frei évidemment. Alors pourquoi ne joue-t-il plus comme une vraie pointe et ne laisse-t-il pas Nkufo tourner autour de lui ? C'est un mystère qui, selon moi, peut coûter pas mal d'efficacité à la Nati. En équipe nationale, étant donné qu'on manque d'un vrai autre 9, il est indispensable de se priver de ces qualités d’Alex. Espérons que Gottmar a une bonne raison.
Voilà sur quoi je finirai mon analyse sur cette bien pauvre équipe de Suisse qu'on peut désormais "enterrer" jusqu'au 12 août prochain et une rencontre à Bâle contre l'Italie qui pourrait faire du mal au mental de la Nati. A moins que, d'ici-là, Hitzfeld trouve la bonne solution pour être à la hauteur face aux champions du monde en titre.
Pour ce qui est de nous, on n'attendra sans doute pas ces quatre mois pour nous retrouver et je vais essayer de livrer plus souvent mes impressions concernant le football suisse ou international. Et je m'excuse de cette longue période d'abstinence sur ce blog.
Valentin
17:28 Publié dans Nati | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nati, genève, suisse, football, hitzfeld, frei, nkufo
29.03.2009
3 points, et pis c'est tout
Ouais, ouais, ouais... Qu'est-ce qu'on s'en tire bien mon dieu. Des multiples maladresses devant le but et des parades miraculeuses. C'est à peu près tout ce qu'on retiendra de ce match extrêmement pauvre en jeu mais surtout en bonnes choses côté suisse. Mais surtout les trois points pris en ce début de soirée ajoutés au nul entre Israël et Grèce ce soir à Tel-Aviv nous permettent de sortir de cette journée de qualifications au Mondial 2010 avec un sourire. Un sourire bien amer, mais un sourire quand même. Puisque nous voilà désormais en tête de notre bien faible groupe de qualification, à égalité de points avec la Grèce certes, avec des rencontres contre la Moldavie mercredi déjà, Israël et enfin la Grèce en jouant à domicile. Une bonne nouvelle espérons-le...
Mais bon, avant de nous projeter sur les prochaines rencontres, un retour sur la rencontre d'aujourd'hui s'impose. Une rencontre avec déjà quelques constats sans doute définitifs. Tout d'abord, Senderos n'a même pas le niveau pour une rencontre contre la Moldavie. C'est dire que Johan Djourou a bien raison de râler un peu auprès des médias et du staff. A chaque fois qu'il a le ballon dans les pieds ou une intervention à faire, le défenseur de l'AC Milan démontre que oui, c'est un joueur sans doute solide et bon dans le domaine aérien, mais surtout qu'il possède une technique largement en-dessous de la moyenne (même Grichting est meilleur dans ce domaine !) et surtout un sens du placement et une appréciation tactique aussi facilement à déceler que la régularité dans les performances de Tranquillo Barnetta. Et surtout, il fait peur à son équipe et ses propres supporters. Jamais bon signe. Et je ne vous dis pas comment ça gueule sur lui du côté des Tifosis milanais. Comme quoi, sa performance est guère surprenante surtout après la rencontre amicale du mois dernier contre la Bulgarie qui n'augurait rien de bon. Djourou-Müller, tel est le véritable duel pour la seconde place d'arrière centrale au côté de "l'indéboulonnable" (on a rarement du l'appeler ainsi) Grichting, malgré tout régulier sous le maillot national bien qu'il n'offre pas toutes les garanties. Mais bon, il ressort largement du lot à côté de Senderos, pour qui, pourtant, je n'hésitais pas à faire la promotion il y a quelques mois.
Second constat, la régularité de Barnetta, comme dit précédemment, laisse vraiment à désirer. Son dernier bon match avec la Nati ? J'ai bien peur qu'il faille remonter jusqu'en août 2007 contre les Pays-Bas avec une victoire 2-1 et un doublé à la clé pour l'ex-Saint-Gallois. En sélection, c'est simple, il est tout simplement absent. Alors oui, il fait peut-être bien deux ou trois frappes ou actions qui permettrait de tirer un constat satisfaisant sur lui. Mais c'est malheureusement tout pour un joueur qui, dans chacunes de ces rencontres face au Luxembourg, la Lettonie ou la Moldavie, devrait clairement sortir du lot. Toutefois, cette irrégularité n'est pas chronique uniquement avec la Nati. En effet, pour avoir l'occasion de visionner quelques-uns de ses matchs avec le Bayer Leverkusen, on peut clairement lui donner le nom de "Monsieur un match sur deux voire même trois ou quatre". Parce que oui, avec le Bayer aussi, il paraît bon puisqu'il délivre pas mal d'assists sur coups de pieds arrêtés (ce qu'il ne fait pas avec la Nati par ailleurs) mais est régulièrement en-dessous sur son côté gauche. Mais il peut également réaliser des performances de très grande classe. Me venant à l'idée celle en Coupe d'Allemagne contre le Bayern il y a trois ou quatre semaines. Là, en effet, c'était du très grand Tranquillo. Mais bon, revoir ça avec la Nati, ce serait digne d'une action venant du bon dieu. Certains seraient donc en droit de réclamer sa place sur le banc. Il est clair que, avec ce profil, ce serait logique. Mais bon, un Barnetta en forme, c'est un Barnetta énorme. Et on peut toujours se permettre d'espérer un coup d'éclat de sa part qui pourrait débloquer une situation. Non négligeable dans ces qualifications. Et, de plus, encore faudrait-il trouver un joueur capable de lui substituer. Abdi ou Stocker ? Trop légers encore. Fernandes ? Bien trop défensif pour un tel poste. Il y aurait certes de quoi faire avec les blessés. Tels que Behrami, Spycher ou même Ziegler qui était en tribunes aujourd'hui. Mais bon, c'est sans doute un débat sans aboutissement tant Hitzfeld semble convaincu de laisser Quilo notamment à la faveur de son temps de jeu conséquent en club. Une nouvelle ligne de conduite pouvant peut-être aussi avoir un impact négatif sur l'équipe... Je pense là à un joueur répondant au nom de Magnin...
En effet, passons maintenant au cas Ludovic Magnin. Un Magnin de qui ressort une image d'un gars bien, correct, hargneux et qui a envie. C'est bien puisque c'est à peu près 50% du bon footballeur. Malheureusement, chez le Ludo national - parce que, apparemment, c'est un peu une coqueluche pour les romands, pour les autres de l'autre côté, je ne sais pas vraiment - l'autre partie est loin d'être au niveau. Ainsi, Magnin, personnellement, je n'en peux plus. Un placement défensif digne d'un Taiwo à Marseille, une capacité à gagner les duels proche du néant ou encore un apport offensif véritablement utile loin d'être aussi bon que ce qu'on veut nous faire croire me portent à vouloir vraiment appeler à une titularisation définitive de Christoph Spycher à cette place de latéral gauche une fois que celui-ci sera de retour de blessure (il serait de retour à l'entraînement dés la semaine prochaine) soit pour les matchs décisifs contre Israël puis un mois plus tard la Grèce en septembre et octobre prochains. Spycher a le double avantage d'être à la fois solide défensivement mais aussi intéressant offensivement. A mon avis, dans ce cadre national, il s'agit bel et bien du meilleur pour ce poste. Mais ce sera à développer prochainement.
Quelques mots ensuite sur l'attaque. Frei-Nkufo, ça paraît bien, c'est pas mal en effet. Cependant, aucun des deux n'est réellement un vrai buteur dans l'âme. Frei l'était il y a quelques années encore mais a plus travaillé sur sa technique et se retrouve désormais dans un rôle d'un neuf et demi. Nkufo, lui, joue énormément en remise et travaille ardemment mais se retrouve rarement dans la bonne position. Et lorsque c'est le cas, comme on a pu le voir à une ou deux reprises aujourd'hui, il tarde et manque de précision nécessaire à ce niveau. C'est dommage puisqu'on sent la capacité chez ce garçon pour débloquer une rencontre. Toutefois, ce n'est absolument pas une mise au placard étant donné qu'aucun joueur n'est vraiment capable de le reléguer sur le banc, Derdiyok apportant un profil plus ou moins similaire. On ne possède pas de vrai numéro neuf dans ce pays et c'est fort dommage étant donné que, pour une petite équipe nationale telle que la notre, il serait très utile d'en posséder un. Au jour d'aujourd'hui, j'en vois un à peu près capable d'apporter cette facette du jeu à la Nati. Il s'agirait de l'attaquant des Young Boys Marco Schneuwly, vingt-quatre ans et déjà auteur de huit buts en Super League. A tester selon moi.
Enfin, on ne pouvait conclure ce compte-rendu de la rencontre sans souligner la performance de notre portier Diego Benaglio. Pour lui qui a toujours démontrer du talent à chacune de ses sorties sous le maillot de l'équipe suisse mais a souvent manqué de chance, il montre une fois de plus qu'il a tout d'un futur grand. Déjà exceptionnel en club la semaine passée avec Wolfsburg, deuxième de Bundesliga mine de rien, il continue sur sa lancée et nous sort une parade exceptionnel sur au renvoi d'un coup franc moldave de la part du mur suisse. Avec Benaglio et Sommer, apparemment énorme avec les M21 aujourd'hui contre l'Allemagne, une chose est sûre : la Suisse possède avenir et talent au poste de gardien de but. Deux portiers qui sont déjà à des années-lumières des Leoni, Wolfli ou Jakupovic. Au moins un point sur lequel on peut être serein. Même si on oublie pas les matchs très moyens de Benaglio à l'Euro contre la Turquie ou contre Israël. Mais le positif prime tant chez lui que la préoccupation générale peut plutôt se concentrer sur la défense plus particulièrement.
En tout cas, la moitié du chemin a d'ores et déjà été réalisé dans cette double confrontation contre la Moldavie. A l'équipe de confirmer dés mercredi à la Praille. D'ailleurs, on appelerait bien un déplacement populaire mais c'est bien difficile pour un tel match avec un temps loin d'être printanier. En espérant du mieux ces prochains jours...
Valentin
00:23 Publié dans Nati | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.08.2008
Coeur grenat souffrant
Le football et moi, c'est une longue histoire d'amitié qui dure depuis maintenant dix ans et qui n'est près de s'arrêter. Et, dans cette histoire d'amitié s'est nouée une histoire d'amour moins d'un an plus tard. Elle continue malgré quelques bas ces dernières années. Mais, même au plus mal, je n'ai jamais quitté cet amour. Je l'ai simplement moins vu. Il faut dire qu'un grave virus appelé Marc Roger m'y a un peu empêché. Au début, c'était en photo dans les journaux que je le voyais. Mais, ce 30 mai 1999, je suis allé le voir. C'était au Stade des Charmilles.
Vous aurez donc compris que c'est du Servette Football Club dont je parle là. Un SFC qui, aujourd'hui, végète en Challenge League avec un président très voire trop prudent à sa tête et un entraîneur pas loin d'être incompétent. C'est ainsi que, depuis le début de cette saison 2008-09, ce club n'a pas gagné un match. Etant donné que je les voyais étonnamment bien au début de la saison et pensais qu'ils pouvaient réellement viser la promotion, j'ai été fort surpris par ce début de saison pour le moins pitoyable. Je me suis donc décidé hier à aller me faire une réelle impression au Stade de Genève où notre équipe fétiche accueillait Concordia Bâle.
Après avoir payé les trois francs requis mais nécessaire pour que ce club se reconstruise pour suivre le match depuis la Tribune Nord (il me semble que l'année passée, c’était gratuit pour les moins de seize ans), je me suis installé un peu en retrait de la Section Grenat. Histoire de pouvoir suivre le match attentivement tout en pouvant chanter quand les joueurs en auront besoin. Attendant la rencontre, j’ai jeté un bref coup d’œil sur le minable programme qui nous a été distribué. C’est aussi avec ces « accessoires » qu’on se rend compte ce que ce club est devenu. Pour moi qui adorait collectionner les programmes lorsque j’allais aux Charmilles, j’ai laissé au Stade celui-ci. Il faut dire que, pour le contenu qu’on y trouve, il est inutile de le garder. L’effectif des deux équipes, trois questions à l’entraîneur des M18 et c’est tout. A quand le retour des réelles brochures d’avant-match nommées « Les Grenats » avec inscrit au-dessus « L’officiel du Servette Football Club-Genève » ? Celles où l’on trouvait à chaque match l’interview complète d’un joueur, entraîneur ou dirigeants, une présentation correcte de l’adversaire, des photos d’effectif, des statistiques mais aussi beaucoup de pubs pour les entreprises de la région…
Bref, arrêtons de penser à tout ça, le match commence. D’entrée, le constat est clair, Concordia n’est pas une bonne équipe malgré deux attaquants expérimentés que sont Rainer Bieli et André Muff. De toute manière, ces deux-là n’auront que très peu voire aucune occasion de but. Parce que les servettiens ont d’entrée pris le match en main. Mais, attention, cela ne veut pas dire qu’ils ont assiégés de la première à la nonante-cinquième minute la surface adverse. Non, ils se sont contentés de faire tourner le ballon, de gauche à droite, de derrière à devant en ne faisant que le récupérer si une perte de balle arrivait tout d’un coup. Mais à part ça, pas grand-chose. Parce que oui, le SFC manque cruellement d’un joueur capable d’accélérer le jeu. Il y a certes le jeune Yoda qui l’a fait à 2-3 reprises mais lui passe la plupart de son temps à tenter de dribbler les adversaires tout en n’avançant pas dans le terrain.
Durant cette rencontre, je me suis rendu compte qu’il manquait au moins deux joueurs à Servette : un joueur capable à tout moment d’accélérer le jeu et un buteur. Le premier pourrait être Geoffrey Tréand. Malheureusement, ce dernier est encore absent pour deux bons mois. Et, pour le second, ce pourrait être… Non, je ne trouve pas. Peut-être Junior Moukoko qui était bizarrement sur le banc hier au début du match. Ce n’est en tout cas pas à l’attaquant aligné contre Concordia Edouard N’Tiamoah qu’on pourrait confier ce rôle. En effet, celui-ci n’a aucun sens du but. Comment l’entraîneur Michel Sauthier a pu aligner seul en pointe un attaquant n’ayant aucune qualité de buteur ? Mais bon, le coaching, on en parlera après. Enfin, sans le recrutement, on ne pourra pas faire grand-chose. Peut-être le retour prochain de blessure de Vitkieviez donnera un plus à l’attaque des Grenats. Mais lui non plus, ce n’est pas un buteur. Donc, Julian Esteban, si tu me lis, sache que même blessé, ta place au Servette est gardée bien au chaud.
Passons donc à cet entraîneur. Son nom : Michel Sauthier. Je me demande encore qu’est-ce qu’il fait à Servette. Il était en 1ère Ligue et il vient chez nous. On nous avait promis Castella, voilà Sauthier. Ca fait rêver. Dés le départ, j’étais sceptique sur cette arrivée. Mais j’ai préféré tout de même lui laisser le bénéfice du doute. Et, finalement, je vois que je ne m’étais pas trop trompé. Il est, pour ne pas dire incompétent, pas au niveau de la Challenge League. D’ailleurs, il faudra qu’on m’explique. Comment, alors qu’on joue à domicile, peut-on se permettre d’aligner qu’un seul et unique attaquant. Tactiquement, j’ai l’impression que ce n’est pas au point. D’abord jouer avec une seule pointe, ce n’est pas judicieux mais, en plus, jouer avec deux milieux défensifs (Pont et N’diaye), c’est encore moins intelligent lorsqu’on sait que l’équipe en face est au moins aussi nulle que Servette. Et que dire de la capacité de réaction de ce coach ? Peut-être pas inexistante mais plutôt extrêmement tardive. Fournier et lui ont quand même mis un bout de temps avant de remarquer qu’il manquait un attaquant. On a donc du attendre la septante-huitième avant de voir Moukoko faire son entrée sur le terrain. Certes, il n’a pas énormément apporté mais peut-être bien qu’en l’introduisant plus tôt dans la partie, il aurait été précieux.
Il y a encore une chose qui m’a affligé en me rendant à ce match : les joueurs donnent l’impression d’avoir peur. Mais peur de quoi ? Que nous, les supporters, leur crachons dessus ? Non, on n’en veut pas à eux mais au président Vinas et à Sébastien Fournier. Les joueurs, eux, n’y sont pour rien. Pourtant, ils ont clairement l’air transcendé par l’enjeu. Ils n’osent pas prendre de risques… Frapper, dribbler… Tout cela leur paraît interdit. C’est en tout cas l’impression qu’ils nous donnent. Lorsque Tibert Pont, en première période, a le champ libre à trente mètres des buts adverses et qu’il pousse une fois, deux fois, trois fois son ballon sans jamais tirer. Finalement, il se décide enfin à tenter mais le défenseur intervient sans se faire prier. Deuxième période, pareil. Plusieurs fois, les Grenats auraient pu tenter leur chance de vingt-vingt-cinq mètres. Mais qu’une ou deux fois, ils ont osé. Il y a un clair manque de confiance en cette équipe. Et hier après-midi, l’arbitre ne les a pas trop épaulés. Lorsque Kusunga marque son but, certes, il y a un hors-jeu au tout début de l’action. Mais, avant d’annuler le but, on a eu droit à presque une minute de joie dans les tribunes. Les joueurs ont eu le temps d’être aux anges, de renverser le panneau publicitaire derrière lequel était assis le photographe Eric Lafargue et de fêter avec les supporters avant que l’arbitre décide de refuser cette réussite.
Bref, vous l’avez sans doute compris, ce match n’est pas là pour me rassurer ainsi que les 1474 autres supporters présent à la Praille hier après-midi. Au moins, je pourrais dire que j’ai assisté au premier point servettien de la saison 2008-2009.
Et comme le répète le speaker du stade,
TOUS UNIS DANS LA LEGENDE
Valentin, amoureux du Servette FC
15:35 Publié dans Servette FC | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : servette, challenge league, suisse



